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12 octobre 2026

Bolivie : une gestion communautaire de l’eau face à la sécheresse

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Dans le bassin de la rivière Ravelo, en Bolivie, plus de 90 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et l’érosion hydrique touche plus de la moitié des terres cultivées. Face à des récoltes qui peuvent chuter de moitié lors des années de sécheresse ou de grêle, Humundi (ex SOS Faim) et son partenaire bolivien Fundaasur soutiennent une gestion communautaire de l’eau fondée sur les savoir-faire paysans. Cette approche protège les sources naturelles, stabilise les sols grâce au reboisement d’espèces endémiques, et instaure une gouvernance partagée et équitable de l’eau entre les communautés du bassin.

La sécheresse en Bolivie

Quand la sécheresse frappe ici comme là-bas

Les trois vagues de chaleur successives et la sécheresse qui ont marqué la Belgique ces derniers mois, en plus d’être un record depuis les premières observations en 1833, nous ont rappelé une évidence trop souvent oubliée : l’eau est une ressource essentielle, et de plus en plus rare. Sur les hauts plateaux andins, dans le bassin de la rivière Ravelo en Bolivie, cette réalité fait partie du quotidien depuis longtemps.

Doña Aurelia y cultive ses pommes de terre locales et son maïs. Mais son métier, déjà exigeant, devient chaque année plus difficile : l’érosion ronge ses terres, la sécheresse menace ses récoltes, et l’eau, quand elle se fait rare, alimente parfois des tensions entre voisins et voisines.

Le manque d’eau fragilise les familles paysannes du bassin de Ravelo

Dans cette région bolivienne, la situation est particulièrement préoccupante : plus de 90 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et près de 40 % en situation d’extrême pauvreté. L’érosion hydrique touche plus de la moitié des terres cultivées, et les récoltes peuvent chuter de moitié lors des années de grêle ou de sécheresse.

À cette fragilité climatique s’ajoute une difficulté supplémentaire : en l’absence de gouvernance partagée de l’eau, des tensions surgissent parfois entre communautés voisines pour l’accès à une même source, complexifiant encore une situation déjà critique.

Les solutions face à la sécheresse en Bolivie

La gestion communautaire de l’eau : protéger, régénérer, pérenniser

Face à ces défis, parmi les solutions que nous soutenons, avec notre partenaire bolivien Fundaasur, il y a des pratiques de gestion de l’eau fondées sur les savoir-faire paysans : économes en ressources et respectueuses des écosystèmes andins. Des pratiques comme la construction de citernes et de canaux pour stocker et acheminer l’eau jusqu’aux zones habitées, ou encore des systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte afin d’arroser précisément là où c’est nécessaire, en limitant le gaspillage.

Paysanne bolivienne qui travaille dans son champ de salades

Concrètement, ces pratiques de gestion de l’eau permettent de :

  • Protéger les sources naturelles grâce à une meilleure gestion des zones de recharge hydrique
  • Stabiliser les sols par le reboisement d’espèces endémiques, qui limite l’érosion et régénère les terres
  • Renforcer une gouvernance partagée et équitable de l’eau entre toutes les communautés du bassin, réduisant ainsi les tensions liées à l’accès à la ressource

Aujourd’hui, les familles paysannes du bassin de Ravelo dépendent d’un accès à une eau gérée de façon durable et partagée pour retrouver leur autonomie alimentaire face aux aléas climatiques.

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Nous protégeons nos sources d’eau avec des arbres endémiques. Cela nous permet de tenir bon et de cultiver durablement, même lorsque la saison sèche se prolonge.

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Une action qui dépasse les frontières

Le travail de Humundi ne s’arrête pas au terrain bolivien. En Belgique et en Europe, pour porter ces enjeux au niveau politique, Humundi sensibilise les pouvoirs publics et les instances européennes afin de défendre une agriculture familiale, fondée sur l’agroécologie et sur une gestion juste des ressources naturelles. Ce plaidoyer s’appuie sur ce que les familles paysannes vivent et expérimentent au quotidien.

Les vagues de chaleur de l’été 2026 ont rappelé que le dérèglement climatique ne s’arrête pas aux frontières. L’eau, les sols et la capacité des familles à se nourrir dépendent aussi de choix politiques, parfois pris très loin des champs. Agir uniquement sur le terrain ne suffit pas. Défendre ces enjeux sans ancrage local manquerait de crédibilité. Les deux démarches se renforcent, au service d’une agriculture qui nourrit, régénère et émancipe.

Pourquoi vos dons font la différence ?

Ce que votre don finance concrètement

Chaque jour, en Bolivie, des milliers de paysannes et paysans s’engagent pour une agriculture plus durable, capable de nourrir leur région malgré la dégradation des sols et les inégalités qui touchent les zones rurales. Votre aide et vos dons leur permettent d’aller plus loin et contribuent notamment à :

  • des formations pour les agricultrices et agriculteurs ;
  • la diffusion de pratiques agroécologiques durables ;
  • la structuration des organisations paysannes ;
  • un meilleur accès à des services financiers adaptés et à des outils agricoles ;
  • le soutien à des plateformes citoyennes de plaidoyer.

Un soutien qui s’inscrit dans la durée

Un don, ponctuel ou régulier, contribue à réduire la pauvreté, à développer durablement les zones rurales et à construire un avenir plus juste pour les communautés paysannes boliviennes. Il aide aussi à renforcer leur résilience face aux crises alimentaires et climatiques, et à bâtir une économie plus solidaire, qui respecte l’environnement comme les populations locales.

Comment soutenir ce projet

Le financement de la gestion communautaire de l’eau permet d’agir concrètement pour des familles paysannes résilientes. Plusieurs formes de soutien sont possibles :

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(35€ après déduction fiscale)

Avec un don de 50€

Vous financez à un producteur une formation aux techniques d’irrigation et de gestion durable de l’eau.

Je donne 50€
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(56€ après déduction fiscale)

Avec un don de 80€

Vous contribuez au reboisement d’une zone de recharge hydrique, protégeant une source d’eau pour les générations futures.

Je donne 80€
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(105€ après déduction fiscale)

Avec un don de 150€

Vous financez l’installation d’un réservoir d’eau, renforçant l’accès à l’eau pour plusieurs familles du bassin.

Je donne 150€

FAQ — Soutenir ce projet de gestion de l’eau en Bolivie

Où se situe le projet soutenu par Humundi ?

Le projet se déroule dans le bassin de la rivière Ravelo, sur les hauts plateaux andins de Bolivie, en partenariat avec l’organisation locale Fundaasur.

Combien de familles bénéficient de ce projet ?

350 familles paysannes du bassin de Ravelo sont concernées par cette action de gestion durable et partagée de l’eau.

Qu’est-ce que la gestion communautaire de l’eau ?

Il s’agit d’une approche fondée sur les savoir-faire paysans, qui vise à protéger les sources naturelles, stabiliser les sols par le reboisement, et instaurer une gouvernance équitable de l’eau entre toutes les communautés qui partagent un même bassin.

Pourquoi la gestion de l’eau est-elle un enjeu climatique ?

Le changement climatique accentue l’érosion et les périodes de sécheresse, rendant l’accès à l’eau plus incertain. Une gestion partagée et durable permet aux communautés paysannes de mieux s’adapter à ces aléas et de préserver leur autonomie alimentaire.

Comment Humundi agit-elle aussi en Belgique sur ce sujet ?

En parallèle du soutien de terrain, Humundi sensibilise les pouvoirs publics belges et les instances européennes pour défendre une agriculture familiale résiliente, fondée sur l’agroécologie.

Comment faire un don pour ce projet ?

Un don, ponctuel ou récurrent, permet de financer des formations à l’irrigation, le reboisement de zones de recharge hydrique, ou l’installation de réservoirs d’eau. Vous pouvez faire un don par virement ou via notre formulaire de dons en ligne.